Nightmare

Publié le par Plume Noire

Alone in the Dark



Toulouse.

Il fait froid. La neige tombe par petit flocon, recouvrant péniblement la route d'un léger manteau blanc.
Il fait nuit. Les quelques lampadaires présent éclairent quelques traces de pas laissées dans la neige.

Minuit. L'heure où plus personne n'ose braver cette nuit d'hiver. Sauf lui. Tapis dans l'obscurité, à l'angle d'une ruelle croisant la grande avenue, déserte elle aussi.

Fouillant dans son long manteau noir, il en extirpe un petit paquet d'une de ces poches. Dans ses mains apparaissent à leur tour un briquet et une cigarette qu'il s'empresse d'allumer.

Le vent se lève. L'homme trésaille face à cette attaque glaciale, resserre son écharpe et réajuste son chapeau.

Patiemment il attend. Il guette quelque chose... ou quelqu'un. Le temps s'écoule lentement, mais l'homme n'est pas pressé.

Au loin, rompant la solitude du silence, un bruit de moteur se fait entendre. Ronronnant de plus en plus fort, de plus en plus prés.

Un oeil. Deux yeux de lumière. Des phares apparaissent alors au bout de la rue.

Au fur et à mesure que cela approche, un bruit sourd se créer. Une musique bien trop forte qui tente de s'échapper de l'habitacle du véhicule.

La voiture continue son avancée, prudemment, et finit par se garer devant la porte d'un immeuble. Devant le numéro treize. A quelques mètres de l'individu qui se taire dans le noir.

Le contact est coupé et le silence règne de nouveau en maître sur ce monde.

La portère s'ouvre et un jeune homme s'échappe de sa prison de taule. Il fuit lentement vers la porte du numéro treize, mais marque une pause sous un réverbère. Il fouille à son tour dans ses poches à la recherche d'un clef.

Des cernes soutiennent ses yeux vide, toutes étincelles de joie et de vie ayant disparut face au retour du silence de la nuit.

La clef en main, il reprit son chemin.

L'homme en noir s'avance alors, une main sortant de sous son manteau tenant fermement une longue lame de couteau.

Il progresse calmement vers sa victime de la nuit, prennant soin de rester invisible dans l'obscurité.

Le jeune homme se tient devant la porte et alors qu'il la déverrouille il s'aperçoit de la présence d'un intrus.

Il se tourna vers lui et dit: "Bonsoir...".

L'homme en noir lui plongea le couteau dans le ventre.

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La musique s'est tût et le silence m'assaille. Je suis dans le noir. Je suis si fatigué mais je ne peux pas dormir. Mon regard est éteint. Je suis devant la porte quand je m'aperçoit qu'il est là, encore. Alors ce soir je tourne vers lui et à peine ais-je le temps de prononcer un mot, qu'apparaît dans mes entrailles une vive douleur, un malaise.


Je me ressaisie, et j'articule difficilement: "Bonsoir... Mon Angoisse. "

Publié dans Emotions

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