Mauvaise réputation
Non, ce n'est pas du Brassens.

Le collège...la fin de l'innocence (Jarhead). Le lieu de mes pires hontes, de mes premiers boutons, de mes premières emmerdes et du début des mauvais souvenirs.
Je crois que j'étais en quatrième...ma seconde quatrième même. Saloperie de quatrième!
Ce jour là, nous étions en cours de mathématiques et j'étais assis au deuxième rang, collé contre le mur opposé du bureau de notre professeur. Un cours de deux heures....de quoi bien réchauffer la salle avec notre transpiration.
La deuxième heure était bien entamée, et mon camarade installé à coté de moi m'emmerdait profondément en ce foutant de moi pour je ne sais quelle raison, bien que nous étions bon copain à l'époque. C'est comme titiller du bâton un animal ou tenter de faire admettre la vérité à quelqu'un qui à tord. Petit à petit on s'échauffe, on perd patiente et on s'énerve. Enfin, dans le premier cas il faut être à la place de l'animal...
Fut un moment où j'étais aussi remonté qu'une pendule et mon voisin de table me traite simplement de PD. Il m'aurait traité de con, de bouffon ou même de moule à gaufre que cela aurait été pareil mais ma réponse n'aurait pas été la même et n'aurait surtout pas eu le même effet.
J'ai donc crié en retour " ET ALORS? QU'EST-CE QUE T'AS CONTRE LES PD?"
Le silence ce fit net dans la salle. Même la prof c'était tut. Tout le monde nous regardaient. Puis lentement la prof repris son cours et l'heure se termina. Mais le mal était fait, l'anecdote se fit connaître à toutes les autres classes de quatrième et de troisième et l'esprit tordu des collégiens m'accabla ironiquement d'être homosexuel grâce à quelques connards qui prenait un air pervers en me voyant et en posant une main sur mon épaule. Forcément, avoir une telle réputation à cet âge là, ça ne se vie pas super bien.
Saloperie de collège.
La force des mots et la connerie de l'être humain...
Le lycée fut une nouvelle vie dans laquelle je fi le ménage au point de snober certaines personnes que j'avais côtoyer de loin au collège mais dont je me foutais royalement. Pour exemple une fille qui ne me parlait pratiquement jamais au collège et qui faisait sa chieuse avec ses copines me dit "bonjour" un jour au lycée alors que je la croisais dans un couloir. Tout en continuant mon chemin je l'ai regardé dans les yeux sans répondre puis ai détourné la tête une fois passée devant elle. Une de ses copines a éclaté de rire pour se moquer d'elle en lui disant "Putain le vent qu'il t'as foutu!!"
Le lycée...le lieu de mes premières rebellions, de mes premières cuites, de mes premiers amours et de ma première renaissance.
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